Foire Aux Questions

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Comme mon voyage passionne les foules, et que l’on me pose souvent les mêmes questions, j’ai pensé que ce serait sympa d’y répondre en détail, dans ma F.A.Q. ! Voici les questions les plus fréquentes.

Pourquoi partir ?

Le tour du monde, ça fait 10 ans que j’en rêve ! Je suis à un moment de ma vie idéal pour franchir le pas : j’ai 26 ans, un diplôme et 3 ans d’expérience, pas d’enfants, un peu de sous de côté, et c’est la crise pour les deux prochaines années ! Et comme je ne sais toujours pas quoi faire de ma vie, je pense que ce voyage me permettra de me trouver moi-même. Je suis certain que j’aurai la réponse à mes questions à mon retour. Et puis j’adore découvrir de nouvelles cultures, rencontrer de nouvelles personnes, vivre d’autres expériences, ne rien regretter…

Tu pars quand ?

Juste après l’hiver, le 29 mars 2009, sous l’Arc de Triomphe à Paris (autant faire les choses en grand). Ce sera également le lieu de mon retour.

Pendant combien de temps ?

Au début je comptais partir pendant 1 an, mais au final je me dis que ce serait trop juste, que je risquerais de passer à côté de plein de choses merveilleuses. Alors je pars pour 2 ans de vagabondage planétaire.

Où vas-tu exactement ?

Je pars tout d’abord en vélo jusqu’en Turquie. Mon ami Yann l’Alsacien m’accompagne de Bâle à Istanbul. Puis je suis tout seul à partir de la Turquie, et j’abandonne mon vélo. Je remonte vers l’Ukraine, et j’attrape le Transsibérien à Moscou. Puis je foulerai la poussiere de Mongolie, de Chine, d’Asie du Sud-Est. Ensuite je vagabonderai 1 an en Amérique Latine. Et peut-être un peu d’Afrique, on verra s’il me reste du temps et de l’argent…

Tout seul ? Mais t’es fou ?

Rappelez-vous en 2005 j’étais parti 3 mois au Vietnam. Je n’ai quasiment pas passé une journée tout seul tellement c’est facile de rencontrer d’autres voyageurs. Le fait d’être en solo, ça va me forcer à aller vers les gens. Et le plus intéressant, ce sont les locaux.

Tout est organisé ?

Non, pas vraiment. Je laisse beaucoup de place au hasard. Ce sera plus palpitant.

Si ça se trouve tu vas abandonner à Champigny et rentrer chez toi déprimé ?

On verra, mais ça m’étonnerait ! J’ai habité 1 an à Londres, 1 an ½ à Dublin, 1 an ½ à Belfast, 3 ans à Orléans, 6 mois à Genève, 3 mois à Toulouse, 2 mois à Johannesburg, 2 mois à Leeds. J’ai visité 18 pays. J’ai fait Toulouse-Lourdes à pied pendant 5 jours en dormant dans les champs. Il faut croire que j’ai le gout de l’exil. Et puis je suis ultra motivé, rien au monde ne m’empêchera de partir !

Où tu vas dormir ?

Dans ma tente, que je planterai dans la forêt ou dans les champs. Quand je le pourrai, j’irai dormir chez l’habitant. Ou à l’hôtel de temps en temps : à 2$ dans certains pays, j’aurais tort de m’en priver !

En quoi consiste la préparation ?

Achat du matériel, vaccins, visas, etc. Egalement une petite préparation physique en vélo.

Par quel moyen de transport ?

Vélo, moto, chevaux, bateau, chameau, tonneau, paquebot, auto, canot, métro, radeau, chariot, loco, vaisseau, cyclo, cargo, traîneau, landau, rafiot, Renault, Peugeot, Talbot, sabots, limo, vaporetto, pédalo, etc. Bref, je suis ouvert à tout pour gagner les antipodes sauf l’avion.

La seule chose qui m’embête c’est que je risque de rater l’Inde : elle est encerclée par le Tibet, la Birmanie et le Pakistan ! Pas facile de s’y rendre par voie terrestre, ni même maritime.

Pourquoi pas l’avion ?

Bonne question. J’ai trouvé une belle explication dans « Le guide des voyages en cargo » d’Hugo Verlomme :

« Etymologiquement, voyager signifiait « parcourir le chemin » et non arriver quelque part. Ainsi le trajet à lui seul peut devenir plus important que la destination elle-même. Les lentes traversées redonnent au voyage sa vraie dimension, et nous réapprennent à savourer le plaisir de partir, celui d’être en mer et celui de revoir la terre. Vivre en mer, c’est se projeter hors du temps et des frontières. C’est le temps que recherchent les bourlingueurs, ceux qui n’hésitent pas à user la semelle de leurs souliers sur les chemins du monde ou à braver les traversées océaniques pour que revive la dimension perdue du voyage. »

En avion, on peut faire le tour du monde en une journée. Ne pas prendre l’avion comporte aussi un autre aspect: c’est promouvoir le voyage lent et économique, COsecondement parlant.

Comment tu vas traverser les océans alors ?

En bateau. Le seul problème c’est que la traversée en cargo coûte assez cher (100€ par jour). Travailler dans les cales, ça n’est plus possible.

As-tu peur ?

Non. Si je me fais prendre en otage, au moins j’aurais des choses à raconter et je pourrais écrire un livre !

Ta mère s’inquiète ?

Oui, beaucoup !

As-tu pris tes visas à l’avance ?

Seulement le visa russe qui est assez difficile à obtenir sur place.

Quelles langues parles-tu ?

Français évidemment, Anglais allègrement, Espagnol suffisamment et Russe légèrement.

As-tu des sponsors, des bourses ?

Non. Pour obtenir des sponsors il faut un thème précis comme par exemple « aider les enfants de chaque pays en apportant des stylos », beaucoup de temps et d’énergie, monter un dossier en béton, et aller le présenter dans des bureaux parisiens pour récolter quelques kopecks. Et en temps de crise, les sponsors se font rares… Je pars pour moi, grâce à moi, sans but humanitaire, sans avoir de compte à rendre à quiconque, en totale liberté, en nomade frugal.

Comment vas-tu communiquer avec ta famille, tes amis ?

Je n’aurai pas de portable, donc je vais utiliser internet. Il y a des cyber cafés partout sur terre de nos jours.

Peut-on venir te voir ?

Oui, bien sûr. Le tout est de savoir où je serai et quand. Prévenez-moi un ou deux mois à l’avance et je vous donnerai rendez-vous. Comme je serai en Asie pendant la mousson, ce n’est peut-être pas l’idéal. L’Amérique Latine, ce sera plus facile, et j’y serai pendant un an.

Qu’est-ce que tu vas faire à ton retour ?

Je vais choisir le meilleur pays pour aller y vivre ! Ou peut-être je vais me rendre compte que la France, ce n’est pas si mal :o)

Comments (12) mar 13 2009