Indonesie part. 2 – Tremblement de terre, tuning et dragon de Komodo

Posted: mars 13th, 2010 under * Le carnet de route.

[Pour vous mettre dans l'ambiance, je vous mets une petite chanson qu'on entend partout en Indonésie ces jours-ci : Biarkan Aku Jatuh Cinta]

Après une semaine de bonheur en pays Batak, je décide de partir explorer le reste de la 6ème plus grande  île du monde, plus précisément la côte ouest de Sumatra. Le trajet est difficile. La route sinueuse est de confection roumaine. Une fois de plus, difficile de m’assoupir durant les 17h de trajet. J’en profite pour traverser pour la première fois la ligne de l’équateur. Je croyais qu’il allait se produire un évènement exceptionnel, comme lorsqu’on passe le mur du son… mais non, rien ! C’est d’un ennuyant l’équateur… Je sors du bus à Bukittinggi, épuisé par le trajet et le climat équatorial. Après quelques heures de sommeil dans le premier hôtel qui croise mon chemin, le patron me demande si je veux me joindre à une expédition qui se prépare à gravir un volcan. Ah ! Un peu d’aventure, enfin ! Même si je suis KO, ça ne se refuse pas. J’aurais peut-être du me renseigner un peu au préalable…

Nous partons à 23h du soir à mobylette. Je me retrouve au pied du volcan avec une seule touriste, une Suissesse du bon côté, Mélanie. Il me semblait que nous partions le soir pour dormir dans le camp de base, avant de débuter l’ascension vers six heures du matin. Finalement non, notre guide – baptisé Face-de-Rat – nous annonce que nous allons grimper toute la nuit. La randonnée, ce n’est pas mon fort, mais ce n’est pas sorcier. En revanche la randonnée de nuit, en montée, dans la jungle, dans la boue, fatigué, avec une seule lampe de poche pour trois, pendant 6 heures d’affilée, c’est une autre paire de manches ! Face-de-Rat nous est antipathique d’emblée. Impossible de savoir s’il est très intelligent ou très bête. Il est très laid mais se croit irrésistible. Et surtout, il parle uniquement d’argent. Au final, l’expérience s’avère très rigolote. Nous croisons des lucioles et des campements de jeunes Indonésiens en week-end jouant de la guitare sous la tente. Ca fait un bien fou de parler sa propre langue, ponctuée de « ou bien » helvétiques, et de se moquer du guide dans son dos en bon Français hypocrite que je suis.

A 4h du matin, pause sur un tronc d’arbre. En face de nous, les lumières brillent éparpillées sur l’ensemble de la vallée. Ambiance Simpson avec vue sur Springfield. C’est si romantique que Face-de-Rat tente d’embrasser Mélanie… Soudain, des bruits au lointain. C’est l’appel à la prière de l’aube. Les mélopées des muezzins de Bukittinggi grimpent les flancs du volcan pour nous parvenir, dans une cacophonie de dizaines de voix manquant singulièrement de synchronisation. Voici le signal, il faut y aller. Après la jungle de bambou, nous débouchons sur les scories. Les 1600m de dénivelé du volcan Marapi (« la montagne de feu ») commencent à se faire sentir dans les gambettes. Où sont passés mes muscles saillants avec lesquels j’ai franchi les Carpates à bicyclette ?

Melanie et Face-de-Rat

Melanie et Face-de-Rat

Nous plantons le drapeau au sommet, sous les rafales de vent, alors que le jour pointe le bout de son nez. C’est le meilleur moment pour observer le panorama, avant l’amoncèlement des nuages. Comme nous sommes sous l’équateur, c’est vers cette époque de l’année que le soleil se réveille le plus tard. Manque de pot, notre lever de soleil est partiellement voilé d’une couche de cumulus et de fumerolles. Ca n’enlève rien à la magie des lieux. A 2891 mètres de hauteur, le volcan le plus actif de Sumatra nous offre une vision divine. Des milliers de gros moutons blancs volants paissent paisiblement dans la vallée. Le dégradé des teintes bleutées, orangées et rosées monte progressivement en intensité, tandis qu’une eau verdâtre patauge au fond du vieux cratère fumant. On dit que le lieu est parfois dangereux, sujet à des éboulis et des émanations toxiques. Tant mieux. C’est mon premier volcan et je ne suis pas déçu. Même si je vais devoir me taper six heures de descente à travers la jungle, les jambes branlantes, avant de rejoindre mon matelas tant convoité.

Bukittinggi est une bourgade animée, bruyante et très religieuse, située dans les hautes terres du pays Minang. Les Minangkabau sont la plus grande societé matrilinéaire au monde. C’est-à-dire ? Tous les biens et les terres appartiennent aux femmes, et sont transmises de mère en fille. C’est la fille qui demande le garçon en mariage, et les enfants prennent le nom de famille de la maman. Les hommes sont chargés de s’occuper de politique et de religion. Avec un peu trop de zèle malheureusement, sûrement par vengeance. Un haut-parleur de la mosquée adjacente est braqué dans la direction de mon matelas en mousse. Pendant tout le weekend, j’ai le droit aux programmes de Radio Mosquée que les dévots mahométans croient bons de diffuser par-dessus les toits. La bonne parole me sature les oreilles et m’empêche de me reposer correctement. Les autorités devront calmer l’ardeur des dignitaires religieux s’ils veulent faire revenir les dollars des touristes à Bukittinggi.

Un groupe de jeunes filles non voilées m’alpague dans la rue : je suis convié le lundi matin à l’ecole catholique pour discuter en anglais avec les collégiens. Cet enseignement privé sert de refuge aux enfants qui souhaitent éviter l’enseignement du Coran : Bataks du nord, Chinois, Indiens, bouddhistes. Toutefois la majorité des étudiants et des professeurs sont musulmans : des Minangkabau ou des Javanais. Contrairement aux écoles publiques où le voile est de rigueur même au plus jeune âge, ici les adolescents arborent un uniforme de type anglais. Les petites brunes sont en jupe. Elles s’enroulent d’un drap sitôt de retour à la casbah. Et elles n’en font pas tout un plat. Pendant deux heures, les étudiants de 14 ans me harcèlent de questions. Ils sont fascinés par mon voyage. Lorsqu’ils sont à court, je me renseigne à mon tour. Ils m’apprennent que mon prénom, Jefri, est indonésien. Je suis surpris de voir des Raymond et des Laurene dans les rangs. Ils insistent pour avoir mon email. Erreur. Le lendemain ma boîte mail est spamée par une cinquantaine d’invitations Facebook.

En tant que rare étranger, un « Orang Paris », je suis la star. Malgré mes lunettes de soleil Decathlon, je ne passe nulle part incognito. A chaque coin de rue, tels des paparazzis en embuscade, des Indonésiens me hèlent. Cinquante fois par jour, j’ai le droit a la même discussion :
- Hello Mistèèère !
- Hello !
- Where are you come from ?
- Perancis (=Francais en indonesien)
- Zidaaane ! You speak indonesian ?
- No.
On attend toujours quelque chose d’extraordinaire de ma part. Il faut être sans cesse disponible pour un sourire, une pose photo, une petite blague, répondre aux questions, etc. Ca demande beaucoup d’énergie, mais j’assume mon statut d’être hors du commun. Ma blague favorite de bidochon consiste à leur démontrer qu’ils ont exactement la même taille que mon dessous de bras, ce qui les fait beaucoup rire. Ils peuvent ainsi repartir satisfaits de leur rencontre avec l’homme blanc.

A l'ecole de Bukittinggi

A l'école de Bukittinggi

Chose rare en Asie du Sud-Est, la nourriture indonésienne me plaît beaucoup. La bonne cuisine me manquait depuis les marmites épicées du Sichuan. Il s’agit la plupart du temps de riz, accompagné de viande froide et d’une sauce pimentée. Les conditions d’hygiène sont assez misérables. On peut mesurer le degré de développement d’un pays au nombre de frigidaires. En Indonésie, ils sont rarissimes. La chair d’animaux non identifiés traîne à l’air libre plusieurs jours durant, ce qui semble convenir aux mouches. Je croise parfois quelques rats dans les cuisines, alors que je me rends dans ce qui sert de WC, aux prises avec quelques courantes récidivistes qui me collent aux basques. Ce n’est pas en Indonésie que je vais regagner les treize kilos qui m’ont déserté au fil des kilomètres. Pour me refluidifier, je teste tout un panel de boissons locales. Je deviens addict au jus d’avocat chocolaté, ainsi qu’au thé Teylor, qui contient un oeuf battu dans du sucre. Je m’aventure même à tester le Jus Pinang, aux vertus aphrodisiaques, et le Sikotang, dont le vendeur me dit « qu’il tient chaud comme une femme ». Et même plus encore.

Pour fuir la propagande inintelligible des mosquées – mis à part le mot « Valentine » que j’attrape au vol, sans doute rapport à cette fête païenne inadmissible qu’est la Saint-Valentin - je file en moto faire le tour du lac Maninjau. Une magnifique descente de 44 virages en épingle à cheveux me dépose devant les piscicultures lacustres. Ici, la nature est généreuse, et les cultures poussent à merveille : rizières, cacaoyers, cempedaks, canneliers de Ceylan, cocotiers, durians, jacquiers, bananiers, ramboutans, caféiers, muscadiers, cardamomes, baies d’or, orangers, longkongs, jamalacs, mangoustaniers (la mangouste est devenue mon fruit préféré, j’en avale des kilos). Mais la nature reprend aussi parfois. Je m’aperçois peu à peu que les berges ont subi des dommages. La route est coupée par endroits, et des maisons sont bancales. Le toit de la mosquée est tombé à l’eau. Après un fin travail d’investigation dans la langue du mime Marceau, je découvre le poteau rose. Le lac (une caldeira tout comme le lac Toba) est entouré de remarquables parois recouvertes de forêt vierge. Le 30 septembre 2009, le tremblement de terre de Padang secouait la région et envoyait un millier d’âmes pécheresses au cimetière. Comme un malheur arrive toujours accompagné, le lendemain, des pluies diluviennes s’abattaient sur les abords du lac, en compagnie d’une nouvelle secousse. La combinaison des deux phénomènes provoqua alors la chute de pans entiers de falaises. Des larmes de roches, de boue et de troncs d’arbres dégoulinèrent le long des versants, en direction du lac. Les habitants assistèrent impuissants à une quarantaine de glissements de terrain emportant tout sur leur passage. Je traverse un paysage apocalyptique. Certains maisons ont fini dans le lac. Comme la miséricorde d’Allah est grande, les éboulements ont mis à jour à flanc de colline des gisements d’or et de diamants -  immédiatement exploités par les Américains et les Japonais. De l’argent qui tombe à pic pour remettre en état les investissements immobiliers endommagés du gouverneur de la région.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les villageois ont le sourire. Il faut dire qu’ils ont l’habitude des cataclysmes. L’archipel  indonésien se situe sur la ceinture de feu du Pacifique, à cheval entre la plaque eurasienne et océanique. Ce qui explique le nombre élevé de volcans et de tremblements de terre. Petit mémento :
- séisme du 28 mars 2005 à Sumatra : 905 morts
- tsunami du 26 décembre 2004 à Sumatra : 168 000 morts
- séisme du 27 mai 2006 à Java : 5800 morts
- séisme et tsunami du 17 juillet 2006 à Java : 983 morts
- double séisme du 6 mars 2007 à Sumatra : 82 morts
- séisme du 30 septembre 2009 à Sumatra : 1100 morts
Bizarrement le nombre de secousses est en nette augmentation ces dernières années. Et je ne parle pas des crash d’avions, des inondations, et des gigantesques feux de forêt… Sympathique pays. Nos ronchons en grève devraient venir faire un petit stage d’humilité par ici.

Pour rester un peu dans l’ambiance, je pars vers l’épicentre, la grosse bourgade crasseuse de Padang. Sur le bord de la route, la moitié des maisons sont fissurées ou se sont effondrées. Cinq mois après la catastrophe, l’heure est à la reconstruction. A l’identique bien sur, en beton. Ici on n’a jamais entendu parler de normes parasismiques. Tous les gros bâtiments tirent la tronche et sont fermés au public. Sans-abris du monde entier, rejoignez la capitale du pays Minang. Il y a des banques, des hôtels de luxe et des bureaux abandonnés pour gratos ! Je déniche une pension qui a été plus ou moins épargnée. Une belle crevasse orne le sol de la salle de bain.

Padang… Padang… Padang… Il arrive en klaxonnant derrière moi. La ville ressemble à un championnat du monde de tuning en permanence. Les transports publics étant inexistants, ce sont des jeunes hommes qui convoient les passagers dans leurs mini-bus customisés. Ici c’est Pimp My Ride puissance dix. On ne mesurera jamais assez l’impact de la diffusion de chaines aussi débiles que MTV à travers la planète. Les potes mécanos d’Xzibit peuvent aller se rhabiller en bleu de travail. C’est un carnaval de jackymobiles, une attraction touristique à part entière : autocollants à gogo, prises d’air surdimensionnées, becquet d’aviation, pare-chocs de compet’, sans oublier de puissants sound-systems crachant des flots de décibels dans les oreilles des grand-mères voilées… Les filles se maquillent et rivalisent d’imagination pour mettre en valeur châssis, carrosseries et airbags de série. Les mecs roulent des mécaniques après avoir passé plusieurs nuits blanches et cassé la tirelire pour décorer leur tuture.

Tuning a Padang

Un beau kéké a Padang

C’est à Padang que je retrouve mon amie Mia, rencontrée en Malaisie. Mamma Mia est une sculptrice bolivienne qui a grandi en Italie. On en rencontre un tas de gens hors du commun en voyage. Elle revient d’une épopée d’une semaine à travers la jungle des îles Mentawai où les hommes-fleurs vivent en petite tenue au milieu des bambous, à la bonne franquette. Ce sont les inventeurs du tatouage : les anciens sont tatoués de la tête aux pieds. Mmm.. ca semble intéressant. Je me demande si les touristes qui vont les voir ont une influence positive ou négative sur leur mode de vie. Question que je n’aurai pas le temps d’approfondir, car mes amis, je dois m’en aller. L’Amérique m’attend depuis que je suis né .

Avant de changer de continent, je décide de goûter une dernière fois au soleil des plages asiatiques. Nous rejoignons avec Mia une ile quasi-déserte. L’occasion de grimper aux cocotiers et de faire un peu de plongée. Le corail a été complètement ravagé par le tremblement de terre. Les poissons eux sont encore là, malgré la pêche intensive. Alors que nous faisons le tour de l’île, une averse terrible s’abat sur les plages. Entre deux éclairs, nous tombons sur un authentique dragon de Komodo ! Le plus grand lézard du monde peut terrasser un boeuf ou un homme, et même engloutir une chèvre en entier. Il recrache ensuite les cornes, les poils et les dents. Les dragons de Komodo raffolent également de cadavres frais qu’ils n’hésitent pas à déterrer des cimetières… L’espèce est maintenant en voie de disparition, comme à peu près tous les autres animaux sauvages d’Indonésie. Il se fait la belle en nous apercevant sans demander son reste.

Et moi de même. Apres 8 mois d’Extrême-Orient, je commence à faire une overdose d’Asie et de riz. Vingt-quatre heures de bus et quelques vomissements plus tard, je rejoins Medan. C’est une ville sans interêt, en perpétuelle agitation telle une grosse usine sur le point d’exploser, comme seuls les Indonésiens savent les faire. A l’aéroport, énorme coup de stress : on me refuse l’embarquement car je n’ai pas de billet retour pour quitter l’Argentine. Je suis obligé de parlementer avec le big boss. Difficile de lui faire comprendre que je ne compte pas m’installer en tant que clandestin dans la pampa, et qu’on m’attend pour dîner à Paris en 2011. Il me laisse finalement monter à bord après avoir consulté le montant de mes économies (qui s’amenuisent un peu plus vite que prévu) sur internet. Ouf ! Viva America !

10 commentaires »

  1. Le poteau rose ? Ahahahah !

    Bon et t’as du retard dans tes récits là ! On veut de la news en direct nous !!!

    Commentaire par Gaga — 13 mars 2010 @ 22 h 29 min

  2. bravo ,
    encore un recit digne d un ecrivain , a quand la publication d un livre de tes aventures .

    Commentaire par tot toc toc — 14 mars 2010 @ 8 h 16 min

  3. Plein de malheurs pour ces pauvres gens…..Quelle chance nous avons, nous les Français!
    Gros bisous
    Maman

    Commentaire par maman Martine — 14 mars 2010 @ 14 h 25 min

  4. Salut Geoffrey !

    Cool les nouvelles d’Asie ! J’attends aussi avec impatience les nouvelles d’Argentine. Les photos nous ont déjà donné un avant-goût du changement d’ambiance.

    A+ !

    Commentaire par Ludo' — 14 mars 2010 @ 18 h 56 min

  5. Salut geoff, bien ton texte! Ta description des « quéqués » du tunning c’est amusant.
    Une petite déception pour ton dragon de komodo, il ne t’a même pas mangé un orteil.. as tu au moins surmonté ta frayeur pour lui tirer le portrait?
    J’aimerai bien voir aussi un aperçu de ton passeport…il doit être saturé!
    Bisous

    Commentaire par Pauline — 14 mars 2010 @ 20 h 06 min

  6. hey man!
    moi j’ai adore this:
    « Ma blague favorite de bidochon consiste a leur demontrer qu’ils ont exactement la meme taille que mon dessous de bras, ce qui les fait beaucup rire. Ils peuvent ainsi repartir satisfaits de leur rencontre avec l’homme blanc. »
    I’m still smiling ;) I can just picture them taking picture of themselves under your arm ;) LOL
    Simona

    Commentaire par Simona — 14 mars 2010 @ 22 h 11 min

  7. Pour repondre a tous ces commentaires (heureusement que la famille repond present sur les commentaires, merci !) :
    - vu le nombre de tourdumondistes que je recontre et qui ont un blog et qui pensent ecrire un livre, je pense que ca sera difficile de publier quoi que ce soit.
    - Pauline il pleuvait lorsque nous avons vu le dragon de Komodo, j’etais plus oblige a proteger mon appareil photo qu’a examiner l’animal ! Le chien l’a fait fuir
    - heureusement Simona est la pour rire a mes blagues pourrites :o )

    Commentaire par Geoffrey — 15 mars 2010 @ 20 h 21 min

  8. Coucou Geoffrey,
    Juste pour te rassurer sur le fait que même la famille lointaine te suit toujours silencieusement, mais avec attention !! Elle parit même que tu as tes chances dans le top 3 des publications tourdumondistes !
    Alors on connaissait la mangouste animal, qui se bat contre les serpents en Martinique, mais pas le fruit …
    Et puis on connaît aussi une Lia chilienne bien mignonne … mais bien sûr pas autant que Mia !
    Nous espérons que tes premiers jours en Amérique du sud t’ont enchanté.
    Continue de bien profiter !
    Anne-Sophie & Co.

    Commentaire par Anne-Sophie — 15 mars 2010 @ 23 h 34 min

  9. Bon, moi aussi je pense qu’un bouquin ça serait pas une mauvaise idée… Et sinon, j’ai aussi bien aimé la blague du d’sous d’bras. Mais y vont croire que tous les blancs sont super grands !!!
    Bref, toujours un régal de te lire, surtout quand je suis au boulot, et que quelqu’un est en train de bosser sur son projet professionnel… je ne peux pas rire comme je peux… mais je voyage et j’apprends toujours plein de trucs.
    Merci encore. et à toi l’amérique… et bisous à sandrine si tu la vois.

    Commentaire par Marie — 16 mars 2010 @ 12 h 40 min

  10. Je veux bien plus de details au sujet de la discussion que tu as eu lorsqu’ils t’ont refusé au début de monter à bord de l’avion.
    Pourquoi regarder sur internet tes comptes cela prouve quoi ?
    Etonnant !!!

    Commentaire par Carl — 20 avril 2010 @ 14 h 37 min

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