Singapour des prunes

Posted: février 25th, 2010 under * Le carnet de route.

[ATTENTION GRAND JEU CONCOURS ! Celui qui me cite l'ensemble des références musicales utilisées dans ce texte a le droit à une photo dédicacée. La classe ! ] ;-)

Il y a plusieurs semaines déjà que je me préoccupe d’une question essentielle de mon voyage : comment rejoindre l’Amérique du Sud sans prendre l’avion ?

C’est la première fois qu’un obstacle se met en travers de mon chemin. Face à la mer, bergère d’azur avec ses blancs moutons, et en l’occurrence pas des moindres, tout bonnement Monsieur l’ Océan Pacifique. Si on observe un globe terrestre, on se rend vite compte que franchir ce géant bleu, c’est parcourir la moitié de la planète. Même en partant de Nouvelle-Zélande jusqu’au Chili, c’est l’une des plus longues traversées imaginables. Et je n’ai aucune envie d’aller explorer l’Océanie. Ne serait-ce que pour se rendre en Australie sans décoller d’Indonésie, c’est déjà tout un tralala. Alors je dois partir de Singapour.

Quelles sont les solutions envisageables ? Après maintes recherches sur internet, je comprends plusieurs choses au fil de l’eau.

Premièrement, le voilier, on oublie. Les rares skippers qui traversent le Pacifique à la voile le font en sens inverse, pour d’obscures raisons maritimes de vent, de courant et de conditions météorologiques. Et le Pacifique porte bien mal son nom. C’est la mer en furie qui fait le gros dos sans accalmie : houles longues, ouragans, vagues scélérates, cyclones, typhons, puissants courants… Et j’en passe des salées et des pas iodées, comme les suicidaires 40ème rugissants, avec des vents à décorner les narvals et des vagues de 15m de haut. Ce n’est pas pour rien que la plupart des participants du Vendée Globe abandonnent à mi-chemin. Quand bien même il y aurait un vieux loup de mer kamikaze qui s’embarquerait dans cette folle aventure tabarliesque, premièrement il faudrait que je le dégote dans son bistro breton préféré ; deuxièmement il ne voudrait jamais s’encombrer pendant trois mois d’un bleu de parigot, qui n’avait ja-ja-jamais navigué que sur quelques bateaux-mouches devant la Tour Eiffel, ohé ohé. Bref, j’ai plus de chances de découvrir l’Atlantide que de fendre les alizés du Pacifique sur un fameux trois-mâts.

Singap

Autre idée, les navires de croisières. Déjà qu’elles sont bien rares, les croisières transpacifiques, quand elles ne se font pas elles aussi d’est en ouest ; alors se faire embaucher le temps d’une traversée relève du parcours du combattant. Premièrement, il faut des compétences. Ingénieur optique n’est pas le bagage idéal pour devenir le lustreur officiel de la passerelle du Queen Mary 2. Ensuite, il faut passer la barrière des sélections des agences de recrutement, et il y a une forte concurrence mondiale. Tout ça pour s’épuiser 18h par jour avec un contrat en duty-free sous pavillon de complaisance chypriote. Et enfin, débusquer LE job, sur LE paquebot de luxe qui larguera les amarres d’Asie pour m’emmener illico en Amérique du Sud, tout en renflouant mon budget, cela relève plus du rêve que de la réalité. La croisière ne s’amuse plus vraiment.

Ma dernière option, ce sont les cargos. Travailler à bord, mis à part si l’on est Philippin ou Roumain (ça coûte moins cher et ça n’est pas très regardant sur les conditions de travail), c’est peine perdue. Et pour prendre le large dans la marine marchande, même le mousse débutant doit posséder diverses paperasses et certificats maritimocratiques. En revanche, les porte-conteneurs accueillent parfois quelques passagers. Et comme il faut bien abreuver le continent américain de bibelots chinois, certains cargos mixtes sillonnent régulièrement le plus vaste des océans. La plupart du temps, c’est à destination de l’Amérique du Nord. Pour débarquer aux US, il faut un visa spécial, et ce n’est pas sur mon chemin. Toujours est-il qu’il existe bien quelques bateaux qui naviguent au long cours entre l’Asie et l’Amérique Centrale, sans se mouiller dans la rade de San Francisco. A partir de Singapour ou de Port Kelang en Malaisie, rien de direct. Il faut d’abord subir quelques escales en Chine, Corée du Sud, Japon. Bon, pourquoi pas. Ca pourrait faire quelques bonnes photos des plus grandes zones portuaires du monde.

Je me jette à l’eau et contacte les principaux transporteurs maritimes, les vrais chefs d’orchestre de la noria des caissons métalliques par-delà les océans. Partout, je me heurte à la même rengaine : « Nous n’acceptons pas de passagers sur nos lignes commerciales, un point c’est tout « . Une seule compagnie un peu moins bête que les autres, battant pavillon français tiens donc, la CMA CGM, me répond qu’ils tolèrent quelques passagers (sous réserve de modifications du trajet et des étapes). Dans mon sommeil m’apparaît une idée révolutionnaire : me faire passer pour un journaliste freelance comptant suivre le parcours d’un container sur la grande bleue dans le but de réaliser un super article-publicité qui paraîtra dans un grand magazine. Objectif : obtenir une ristourne, sinon mieux, embarquer à l’œil. Reporter de choc ou marabout à Saint-Ouen, ma correspondante n’en a cure : le tarif sera le même, soit le coût prohibitif de 100 euros par jour.

- C’est cher, mais il s’agit d’un séjour en suite double, usage individuel, pension complète, assurance déviation (s’il arrive une crasse et qu’il faille détourner le navire vers l’hôpital le plus proche) et taxes portuaires incluses s’il-vous-plait. Et si vous n’êtes pas content, môssieur, vous n’avez qu’a prendre l’avion.
- Heu… z’auriez pas éventuellement une petite banquette rouillée à fond de cale, sur un rafiot craquant de la coque au pont, avec un distributeur de sandwichs a 2 euros ? J’ai dormi sur un lit en béton avec deux repas par jour pendant 10 jours, j’vous jure !

C’est non négociable. Et le cargo-méditation n’a pas encore été inventé. Après un éprouvant calcul mental, pour arriver en 30 jours au Mexique, cette petite ballade sur la grande bleue va me soulager de la bagatelle de…
- Quoi ? 3000 euros la traversée ! Mais t’es fou dans ta tête, toi ou quoi ? C’est le prix de 2654 bûches de fromage de chèvre !

Ou le budget de 6 mois de voyage. Il ne me reste plus qu’a hisser la grand-voile de la dernière chance. Pour ne pas avoir de regrets, il faut tenter le tout pour le tout. Je pousse contre vents et marées jusqu’au cul de sac de l’Île-Monde, Singapour. J’ai la ferme intention de soudoyer un capitaine russe à coups de bouteilles de vodka, afin qu’il me laisser monter clandestinement sur son container ship, sans passer par les garde-fous intransigeants et ruineux que sont les armateurs. L’idée m’a été soufflée par un Polonais en Malaisie, et je la trouve chevaleresque.

Centre de Singapour

A mon passage du pont enjambant le détroit de Johor, rattachant la belle ile en mer à la péninsule malaise, je m’emplis d’un espoir insubmersible. Nom d’une baleine ! Singap’ est le 2ème plus grand port du monde [et pour votre gouverne le 1er en termes d'exportations et de trafic maritime], ça devrait être possible, non ? Tonnerre de Brest, je vais le trouver ce capitaine, je vais lui retourner le cerveau, il va me laisser sa cabine personnelle et m’apporter le petit déjeuner tous les matins !

Singapour est une cité-État fortement développée et urbanisée. Comme c’est tout petit, on a construit de grands immeubles partout. On est loin du décor d’In The Mood for Love du milieu des sixties. Le niveau de vie est l’un des plus élevés au monde, et ce, grâce à l’extraordinaire réussite économique du « dragon asiatique ». Et comme fil d’Ariane de la politique : en échange de la suppression des libertés, on vous donne un super niveau de vie et une propreté méticuleuse. Ca ressemble à une dictature, mais comme les gens vivent effectivement plutôt bien, ils tolèrent la maniaquerie obsessionnelle des individus au pouvoir. Ca se manifeste au jour le jour par une profusion de lois draconiennes, pire que dans un monastère :  interdiction de mâcher du chewing-gum, interdiction de jeter des détritus par terre (500$ d’amende), interdiction de manger ou de boire dans le métro, interdiction de cracher, interdiction de traverser en dehors des passages cloutés, interdiction de trimballer du durian (un fruit qui empeste) ou un animal quelconque (comme Giorgio le scorpion) dans les transports publics, interdiction de faire du skateboard ou du roller-blade, interdiction de jouer un instrument de musique dans la rue, interdiction de porter des lunettes de soleil ou des casques dans les banques, interdiction de jouer à la balle sur le trottoir, interdiction de faire du vélo dans les passages souterrains, etc.

Et la goutte d’eau qui met le feu aux poudres, le symbole prohibitif de la « République », l’escalator (qui tue chaque année plus de personnes que l’avion, faut-il le rappeler) : défense d’y mettre une poussette, un fauteuil roulant ou un porte-bagages, de s’asseoir sur les marches, de frotter son pied sur le bord, de stationner sur la droite, de ne pas tenir la poignée, de ne pas tenir la main des enfants, de ne pas bien mettre ses deux pieds sur la même marche, de s’accouder sur la rampe, etc. Rajoutez à ceci, quelques devoirs citoyens, comme l’obligation de tirer la chasse dans les toilettes publiques sous peine d’amende. Et pour récolter les dollars, une armada de policiers en civil déferle  sur les contrevenants. Pour amplifier un peu la paranoïa ambiante, les écrans plats des métros diffusent en quasi-permanence des photos d’attentats à la bombe et des vidéos terroristes effrayantes. Ambiance… Je n’imagine même pas la vie à Singapour dans 50 ans : interdiction d’éternuer, interdiction de perdre ses cheveux…

Mais qui est assez marteau pour habiter cet enfer hyperrégulé ? La population est un concentré génétique asiatique : Chinois, Indiens, Malais, Thaïlandais, Bengalis… Ce sont les Anglais qui firent venir à l’époque coloniale des travailleurs indiens et chinois dans la région pour développer le commerce et trimer dans les plantations. Aujourd’hui, des jeunes requins diplômés du monde entier, rejoignent la cité marchande aux confins de l’Orient pour faire du cash. Toutes les religions y sont représentées. J’ai donc l’honneur d’assister à l’un des festivals hindous les plus réputés, Thaipusam. Je dirais même plus : le plus grand festival masochiste du monde. A ce titre, il a même été interdit en Inde, c’est pour dire. Et vas-y que je te plante des piercings dans le gras du bide, et hop une tige de fer qui te transperce les joues mon frère, et tiens que je promène un chariot tiré par cinquante crochets enfoncés entre les vertèbres… Je m’amuse beaucoup. Je me faufile une aiguille à travers l’ongle pour m’attirer les faveurs de Varuna, le Poséidon hindou.

Thaipusam

C’est bien beau de chavirer au milieu des Tamouls en transe en attendant le vent du large, mais il a le feu au lac. Il est grand temps que je m’attèle à la recherche de mon paquebot. Je me rends au port. J’aperçois des milliers de containers empilés telles des briques de lego, de gigantesques grues qui évitent aux  Sinbad des temps modernes de se courber le dos, et surtout juste devant moi un grand grillage surmonté de barbelés style centrale nucléaire. Évidemment, le gardien me refuse l’entrée, il faut un pass. Et pour obtenir le fameux sésame, c’est la croix et la galère. Peu importe ma jolie carte de journaliste/photographe, il faut être pistonné pour s’introduire comme un poisson dans l’eau dans la zone intermodale des containers. D’ici à arriver sur le quai et à héler le Jack Sparrow qui vadrouille sur le pont, il y a une fosse océanique infranchissable. Toute tentative d’entrée illégale dans le port signifierait passer quelques nuits en garde à vue en tant que suspect terroriste, dans l’attente de l’intervention du consul de France. Quand on sait que 95 % des Singapouriens sont partisans de la peine de mort, et que la justice est assez expéditive, j’élabore un nouveau plan d’action.

Que font les Popeye du XXIe siècle lorsqu’ils débarquent des docks ? La même chose que depuis la nuit des temps. Ils boivent à la santé des putains de Singapour, de Shangaï ou d’ailleurs, enfin ils boivent aux dames. Du rhum des femmes, c’est ça qui rend heureux. J’ai beau ratisser les bas-fonds de la cité du lion, écumer les bars et le red light district, il n’y a pas pas plus de béret à pompon rouge que de beurre en broche. Ni tatouage d’ancre à bâbord, ni marinière Jean-Paul Gaultier à tribord. Et les rares personnes qui me semblent avoir le pied marin et un penchant naturel pour la vodka, sont principalement concentrées à rouler des yeux de merlan frit sur la cargaison de Philippines ou de Thaïlandaises bien chaloupées qui tanguent sur leurs genoux. Au vu du nombre de bouges salaces en vogue dans la Babylone de l’Est, et compté le nombre de vieux pervers du ponant à la dérive qui les fréquentent, je me rends rapidement compte que dénicher un capitaine de bateau dans une mégapole comme Singapour, c’est comme trouver une femme qui sait conduire : ra-ri-ssime !  ;-) Après deux jours de recherche, je n’ai toujours pas pêché un seul matelot.

Finalement, je me rends à la sortie du personnel du port autonome. J’accoste quelques marins, principalement des Philippins. Ma quête farfelue les fait bien rire. Ils me souhaitent bon courage pour débusquer leur commandant. Approcher un haut responsable de cargo, c’est la mer à boire. Avec un peu de persévérance, je finis par découvrir leur QG, le Singapore Mariners’ Club. C’est un hôtel/restaurant huppé où les officiers se reposent lors de leurs escales. Arroser de Loch Lomond mon capitaine Haddock semble compromis : il n’y a pas de comptoir de zinc. La réception me réserve un accueil glacial. Ils ne peuvent me livrer aucun renseignement. Récemment, la clientèle s’est plainte au management, car un crétin de la plus belle eau dans mon genre à la recherche de capitaines, est venu les déranger : ils sont ici en repos et veulent goûter la tranquillité qu’ils payent au prix fort.

- Emmenez-moiii, au bout de la terre ! Emmenez-moiii, au pays des merveilles ! Pour partiiir, je travaillerai dans la soute à charbon…

J’ai beau user de ma plus belle voix de castrat dans le salon où se côtoient de rares clients, muni d’une paire de docksides et d’un vieux ciré jaune, je sombre dans le pessimisme et mon capitaine abandonné ne me lance aucune bouée de secours. Le seul quartier-maître qui traîne ses galons dans le coin a pour prochaine destination l’Arabie Saoudite. Mille sabords ! Dans les années 70, les embarquements de passagers étaient à la discrétion du capitaine. C’était la bonne époque où on pouvait encore s’asseoir sur une bitte d’amarrage, au bout de la jetée. De nos jours, tout est si formaté que les rencontres fortuites n’ont plus le vent en poupe dans les ports automatisés : priorité au fret. Je suis une goutte d’eau inutile dans l’océan des transports maritimes internationaux.

La dernière solution serait de rejoindre la galère de Barbe-Rouge ou la frégate de Surcouf dans le golfe d’Aden, puis de partir à l’abordage du vaisseau de mon choix au lance-roquettes, afin de le détourner fissa sur Valparaíso. Mais les temps sont durs pour les pirates et les corsaires qui croisent au large. J’ai surnagé lors des 10 jours de méditation, mais là, je suis forcé de me rendre à l’évidence… Je manque de temps, de préparation, d’argent. Corrompre un capitaine de bateau, c’est comme parvenir à graisser la patte d’un commandant de bord pour grimper dans un Airbus sans passer par la compagnie aérienne ni les systèmes de contrôle de Paris-Charles de Gaulle. Je n’ai pas le talent du type de « Arrête-moi si tu peux ». Il me faudrait rester plusieurs semaines sur place, élargir mes contacts dans le shipping business, harceler les affréteurs, passer mes soirées à l’affût dans le hall du Mariner’s Club, et surtout une obstination sans faille pour réaliser le tout. Je jette Bob l’éponge.

Port de Singapour

Je reste à quai. C’est triste. C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend pas l’homme. Jamais les océans n’apprendront mon prénom. Je fais naufrage à quelques encablures du front de mer, en mode sous-marin entre les gratte-ciels scintillants qui flottent au-dessus des nuages. Je me poste en vigie sur la hune du 46ème étage de l’un deux, en proie à la houle de ma détresse. S.O.S. ! J’ai envie de me noyer dans un verre d’eau, à défaut de noyer mon chagrin dans la vodka vu le prix du verre.

Je lève l’ancre vers l’Indonésie la queue entre les jambes. Mon ferry à vapeur slalome entre les cargos maudits qui m’ont glissé entre les doigts. Ronde des supertankers, chassé-croisé des vraquiers. Danse du ventre des embarcations enceintes jusqu’à la gorge de marchandises. Le dancefloor du détroit de Malacca voit valser 25 % de la chorégraphie maritime mondiale chaque année. Je ne ressens pas la magie des lieux comme celle éprouvée lors du départ d’Istanbul par le détroit du Bosphore. A travers le hublot, une île recouverte de raffineries de pétrole, émettant davantage de fumées noires que le Titanic, révèle l’envers du décor. Les rues aseptisées sont le rideau que les autorités singapouriennes tirent sur la pollution qui accompagne invariablement toute prospérité. Le marketing a conféré à Singapour une image de ville de rêve, élancée, exotique, chic. Cette réputation est usurpée, sauf lorsqu’elle s’applique aux filles du coin, le principal attrait touristique qui m’a fichu le torticolis.

Je m’incline et achète un billet d’avion Medan-Buenos Aires pour 650 euros la mort dans l’âme. Comble du destin, le vol passe par… l’Afrique du Sud ! C’est plus court. Le tour du monde sans prendre l’avion, c’est râpé ! Après avoir sombré dans les abysses du chagrin, je réussis enfin à émerger des profondeurs. C’est certes un échec, mais qui va me permettre de réaliser de substantielles économies et de gagner du temps. Et puis, me morfondre un mois sur un îlot de ferraille qui dérive au milieu de nulle part, avec de l’eau, de l’eau et encore de l’eau, à perte de vue, très peu pour moi. Je me vois mal croupir sous les embruns salés, en huis-clos en compagnie de matelots alcooliques et dépressifs, à vomir mon quatre heures et mon minuit aussi. Et vous vous imaginez vous, cinq semaines sans nouvel article sur le blog ? Non, non, décidément j’aurais été bien bête.

En revanche, je pars voguer sous d’autres longitudes bien autrement plus méridionales. Vous retrouverez donc très prochainement les aventures de votre figure de proue préférée, en train d’esquisser quelques pas de tango au cœur d’un dancing fiévreux de San Telmo, le regard ténébreux planté dans les yeux bleus marine d’une sirène argentine !

14 commentaires »

  1. J’ai pris bien du retard dans ma lecture de ton blog mais il me fait toujours vibrer tel un vilbrequin dans une course de Formule 1 !

    T’inquiète mon pote, une petite entorse à la règle pour le bien de l’aventure ne fait pas de mal. Et puis je crois que tu as déjà bien donné de toi et ne doute pas que tu vas continuer à le faire…

    Alors pour info, je suis à New York jusqu’à juin au moins et tu es bien sûr le bienvenu ! J’ai aussi des contacts à San Francisco et sûrement ailleurs aux US si jamais tu veux t’aventurer si haut. Sinon j’ai une amie au Chili si ça peut te servir… Et je crois une amie d’amie à Buenos Aires, dis-moi si tu veux que je remonte le filon !

    Allez, je n’ai pas pu laisser passer ton concours, voici donc la liste « exhaustive » de tes références musicales :
    « Face à la mer » : nom d’un groupe de musique des années 90
    « blancs moutons » : Il pleut Bergère
    « Fait le gros dos » : Superflu – Ca m’a fait plaisir de te voir
    « Ja-ja jamais navigué » : Il était un petit navire
    « fameux Trois-mâts » Santiano
    « La croisière s’amuse » : the love boat (semi musicale)
    « cargos » : Cargo de nuit – Axel Bauer
    « Rafiot craquant de la coque au pont » : Emmenez-moi – Aznavour
    « Belle-île en Mer » : Laurent Voulzy
    « Tonerre de Brest » : Miossec
    « Courber le dos » : Superflu – Ca m’a fait plasir de te voir
    « Boivent à la santé des putains » : Le port d’Amserdam – Brel
    « Du Rhum des femmes » : Soldat Louis
    « Emmenez moi… » : Aznavour encore
    « paire de docksides et d’un vieux ciré jaune » : « Dès que le vent soufflera » – Renaud
    « capitaine abandonné » : Gold
    « C »est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme » : Renaud encore

    Bises mec, j’espère arrivera à te voir ou te rejoindre dans ton périple

    Raphouphou

    Commentaire par Raph — 25 février 2010 @ 18 h 50 min

  2. Chapeau Raphaël !

    On voit que c’est ton métier !

    Commentaire par maman Martine — 25 février 2010 @ 19 h 29 min

  3. oh raphou t’en as trouve beaucoup, et encore plus que je ne m’imaginais ! mais il en manque certains, et d’autres c’est le bon passage mais pas la bonne reference…
    je t’accorde :
    « Ja-ja jamais navigué » : Il était un petit navire
    « fameux Trois-mâts » Santiano
    « La croisière s’amuse » : the love boat (semi musicale)
    « Rafiot craquant de la coque au pont » : Emmenez-moi – Aznavour
    « Belle-île en Mer » : Laurent Voulzy
    « Tonerre de Brest » : Miossec
    « Boivent à la santé des putains » : Le port d’Amserdam – Brel
    « Du Rhum des femmes » : Soldat Louis
    « paire de docksides et d’un vieux ciré jaune » : « Dès que le vent soufflera » – Renaud
    « capitaine abandonné » : Gold

    il en reste 3 !

    Commentaire par geoffrey — 25 février 2010 @ 20 h 19 min

  4. « Face à la mer » : Calogero et Passi

    Joli récit ! Donc ça y est t’es en Amérique du Sud ou pas encore ?

    Commentaire par admin — 25 février 2010 @ 22 h 44 min

  5. Salut Geof ! T’es allé chez Serge a Singapour ?

    Commentaire par Sego — 26 février 2010 @ 0 h 10 min

  6. toujours aussi sympa de te lire… moi je suis pas callée en musique, mais j’ai quand même reconnu les principaux.
    t’inquiète, je ne tiens pas rigueur non plus de ton voyage en avion, tu devras nous raconter encore plus de choses en amérique du sud. J’ai une copine au chili, à Pucon, si tu veux faire un peu de montagne… en tout cas, c’est clair que les grandes villes ça m’attire moins, j’ai hâte que tu retournes faire le vrai aventurier dans la nature sauvage !!! où c’est vraiment dépaysant.
    C’est vrai que j’ai hâte à la suite, et un mois sans récit, c’est pas sympa pour tes fans !
    boujou !
    Marie

    Commentaire par Marie — 26 février 2010 @ 21 h 36 min

  7. Coucou,

    ça y est j’ai réussi à récupérer tout mon retard ! ^^
    ça m’a fait plaisir de te lire et de voir tous déboirs et tes plaisirs …

    Hey Raphaël tu t’es trompé dans les paroles de Superflu c’est « faire le dos rond » et « courber l’échine » et non pas « Fait le gros dos » et « Courber le dos » :-p

    Allez de gros bizxxx à tous & bon courage Geoffrey.

    pamela

    ps : je repart au Japon 15 jours en Avril ! ^^ Tu veux une carte postale ? ;)

    Commentaire par faxxxx — 27 février 2010 @ 18 h 34 min

  8. Ne pleure pas ami Jojo, je propose la vente d’un de mes tableaux pour soutenir l’achat de ton billet pour la traversée du Pacifique! Avis aux amateurs…

    Commentaire par Antoine — 27 février 2010 @ 21 h 52 min

  9. Au fait merci d’avoir mis mon blog en lien!… Allez jeter un oeil chers lecteurs.

    Commentaire par Antoine — 27 février 2010 @ 21 h 54 min

  10. Superbe texte, les nouvelles photos aussi sont sympa. La 41 d’Indonésie est quand même un peu dég. Pareil pour celles de Singapour, faut avoir l’estomac accroché. Je pense que les défilés en Amérique du Sud seront un peu plus glamours!

    Commentaire par Pauline — 2 mars 2010 @ 20 h 59 min

  11. Non Sego ton ami Serge ne m’a pas repondu.
    Il reste deux chansons, bon je crois que Raphael t’as gagne : felicitations ! Qu’est-ce que tu veux que je te ramene ?
    Ah merci Fax, on voit bien qui est la vraie pro de Superflu ici ! Pourquoi tu retournes au Japon ?

    Commentaire par geoffrey — 4 mars 2010 @ 19 h 22 min

  12. Geoffrey, j’ai gagné ? Et si tu venais à NYC pour la peine ? Sinon ce que tu veux, une belle photo avec le logo WatZatSong (si tu l’as encore) !

    Mais j’ai gagné pour l’honneur, le reste n’a pas d’importance !

    Commentaire par Raph — 5 mars 2010 @ 3 h 59 min

  13. Bravo Jojo, je le 22222222222222222ew
    lol… I was just attacked by my cat ;) )
    J’ai bien aime aussi ;)
    T’inquiete pas pour l’avion… ce n’est pas de ta faute!
    Simona

    Commentaire par Simona — 5 mars 2010 @ 7 h 44 min

  14. Salut geoffrey,
    Bravo pour ton blog, c’est le mieux écrit (et de loin) de tous les blogs de tourdumondistes que j’ai pu parcourir. A mon avis, prends le temps à ton retour de raconter tes aventures dans un bouquin et t’aura du succès.
    Une option que tu n’as pas envisagée pour rejoindre l’Amérique du Sud : louer un pédalo pendant 4 mois.
    J’espère qu’on aura l’occasion de se croiser pendant notre tour du monde (on part en famille en juin et on démarre par l’Amérique du Sud).
    Bon vent

    Commentaire par Fabien — 6 mars 2010 @ 21 h 28 min

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